07/03/2007

Aurevoir !

Vous le savez sans doute, 2007 est une année importante pour le scoutisme : il y a exactement 100 ans, le 1er août 1907 pour être précis, un certain Robert Stephenson Baden-Powell soufflait dans une corne de coudou d'Afrique du Sud (véridique, et pour ceux qui ne connaissaient pas cet animal, voir l’illustration à gauche), lançant ainsi le premier camp scout, sur l’île de Brownsea, à proximité de l’Angleterre, entouré d’une vingtaine de jeunes garçons. Le mouvement scout était né.2007 est également une année symbolique pour le mouvement scout à Arlon. C’est en effet en 1967, soit il y a quarante ans, que les premiers scouts débarquaient – à mon avis sans coup de corne de coudou cette fois – rue des Capucins, dans l’immeuble que nous occupons encore aujourd’hui, la Tanière.Autant dire que nous avons fait le plein de bougies d’anniversaire, et qu’il va falloir du souffle cette année ! Je vous invite à lire attentivement les convocations de vos enfants, vous y trouverez tous les détails concernant les festivités organisées par les Unités Guide et Scoute.De son côté, l’ASBL propose un week-end « portes ouvertes », les samedi 03 et dimanche 04 mars prochains. Nous vous invitons à venir découvrir, en famille, la Tanière, à venir voir le « super local » dont vous parle votre enfant tout au long de l’année. Ce sera aussi l’occasion de rencontrer les membres de l’ASBL et de dialoguer avec eux.Tant à compter les années, sachez également que l’ASBL « Maison des Guides et des Scouts d’Arlon n’est plus toute jeune non plus : elle a été créée en 1983. Personnellement, j’avais 7 ans, et j’entrais chez les louveteaux, à la Meute Saint Christophe. Aujourd’hui, près de 25 ans plus tard, je continue à pousser, plusieurs fois par mois, la porte de la « maison des scouts », la porte « du local », de la rue des Capucins : pour nos réunions, pour des travaux, pour les brocantes, pour « aller-voir-si-tout-va-bien », …Honnêtement, je ne sais plus très bien quand je suis entré au Conseil d’Administration de l’ASBL. Ce devait être il y a sept ou huit ans. Et en 2004 j’en suis devenu président, initialement pour un mandat de quatre années, soit jusqu’en 2008.Si je dis initialement, c’est parce que j’ai décidé aujourd’hui de ne pas mener ce mandat à son terme. C’est une décision difficile, car, ceux qui me connaissent peuvent en témoigner, mon attachement au mouvement scout, et à l’ASBL, est très grand. Malheureusement, l’ASBL me prend aujourd’hui trop de temps, et il est devenu difficile de concilier cela avec ma vie privée. Comme je ne souhaite pas m’impliquer seulement à moitié, je préfère donc y mettre un terme.Parce que l’ASBL ce n’est pas rien. Deux maisons à gérer, rue des Capucins et rue de la Concorde, plus les locaux mis à disposition par la Commune et ceux que nous prêtent les Paroisses Saint Donat et Saint Martin, un peu partout dans Arlon. Un conseil d’administration par mois. Un dimanche de brocante par mois (sans compter le samedi pour les courses…). Les journées travaux. La journée de Clairefontaine, et ses semaines de préparation. Vos coups de téléphone. Vos mails. Notre site web (http://lataniere.skynetblogs.be, près de 18.000 visites en trois ans). Ce woodcraft. Et j’en passe.Peut-être certains d’entre vous l’ignorent, mais ce n’est pas plus d’une dizaine de personnes qui font battre le cœur de l’ASBL Maison des Guides et des Scouts d’Arlon ! ! ! Et c’est là un paradoxe stupéfiant, édifiant même : les unités d’Arlon comptent parmi les plus importantes du pays, avec près de 1.000 enfants au total. Mathématiquement et théoriquement, cela représente à peu près 1.000 papas et 1.000 mamans. 2.000 papas et mamans : cela fait rêver.Or, sauf erreur ou omission de ma part, un seul papa fait partie de l’ASBL. UN. Avouez que c’est un peu peu non ?Tiens, à propos de « peu », cela me fait penser à la cotisation de solidarité, que nous avons lancée en septembre dernier : 5 euros par enfant et par an, pour aider l’ASBL à financer les travaux dans la Tanière (et pour recevoir ce woodcraft). Et bien figurez-vous que seul un enfant sur quatre est aujourd’hui en ordre de cotisation…5 euros…Je ne vous dis pas le travail de rappel que cela va engendrer, auprès des quelque 700 familles qui ont « oublié »…Tant à parler de travail, de vrai travail, il faut, à l’heure du départ, sonner également l’heure du bilan. Non par orgueil personnel, mais par sincère respect et par fierté vis-à-vis des membres de mon équipe : en trois ans, nous avons installé le chauffage central, révisé nos statuts pour les mettre en conformité avec la loi, remis aux normes toute l’électricité, refait un toit, mis en place un règlement d’ordre intérieur, réparé toutes les cheminées, complètement transformé les greniers en locaux, etc, etc. Le tout sur fonds propres. Sans subsides. Et nous n’avons aucune dette. J’ai toujours souhaité que notre ASBL soit financièrement particulièrement transparente : nos comptes sont ouverts à tous, à tout moment. En 2006 par exemple, nous avons gagné près de 12.000 euros, grâce aux brocantes, aux ventes de hamburgers, au repas de Clairefontaine, ... Autant d’argent que nous avons directement réinvesti dans la Tanière.Ca, c’est du (beau, gros et vrai) boulot, mais pourtant il reste encore tant de travail…Il y a quelques années, dans ce même woodcraft, je vous avais parlé d’un animal curieux, le yaka :« Le bénévole (motivus benevolus) est un mammifère bipède qu'on rencontre surtout dans les associations où il peut se réunir avec ses congénères. Les bénévoles se rassemblent à un signal mystérieux appelé 'convocation'. On les rencontre en petits groupes dans divers endroits, souvent tard le soir, discutant ferme sur la meilleure façon d'animer une manifestation ou de faire des recettes supplémentaires pour boucler le budget.L'ennemi héréditaire du bénévole est le "yaka" (nom populaire) dont les origines n'ont pu être déterminées à ce jour . Le "yaka" est aussi un mammifère bipède, mais celui-ci se caractérise surtout par un vocabulaire limité à deux mots : "y'a qu'à", ce qui explique son nom. Il existe plusieurs espèces proches du « yaka » : les "yfautquon" et les "yapluqua" par exemple.Le "yaka" est virulent surtout en groupe, au milieu des siens. Il attend. Il attend le moment où le bénévole fera une erreur, un oubli, pour bondir et provoquer chez son adversaire, le bénévole, une maladie très grave : le découragement. […]Les bénévoles, décimés par le découragement risquent de disparaître et il n'est pas impossible que, dans quelques années, on rencontre cette espèce uniquement dans les zoos où, comme tous ces malheureux animaux enfermés, ils n'arrivent plus à se reproduire.Les "yaka" et leurs acolytes, se rappelleront alors avec nostalgie le passé pas si lointain où le bénévole abondait.»Peut-être que le « yaka » a finalement eu raison de moi ?On voit tellement aujourd’hui, dans nos quartiers, dans nos villages, des groupements se former. Des jeunes créant un petit groupe de musique. Des adultes se retrouvant dans un club de marche, de pétanque ou dans un service-club (très prisés dans notre région, les service-clubs : c’est un peu normal, c’est plus gai que notre ASBL qui passe son temps à évacuer des déchets, maçonner, plâtrer, mettre en peinture, etc). J’allais oublier les amateurs de ‘tuning’, de théâtre ou de musique irlandaise ou que sais-je encore.Loin de moi toutefois la volonté de critiquer ces associations ou leur objet, mais je constate que, bien souvent, au bout de quelques années, le soufflé retombe et que chacun retourne dans son petit coin. Le « yaka » a une nouvelle fois sévi…Je vous demande de réfléchir à prendre du temps pour en donner. Vous, parents. Vous, Anciens. Vous, « jeunes » Anciens. Manifestez-vous, il y a de la place pour tout le monde dans notre ASBL.Au CA. Une heure ou deux lors des brocantes. Un peu plus au moment de notre grande journée à Clairefontaine. Une matinée pour bricoler.De cette manière, vous préserverez le travail entamé par nos prédécesseurs il y a plus de vingt ans, et vous garantirez à vos enfants de toujours disposer de locaux accueillants et adaptés, pour leur passage à la Meute ou à la Troupe, à la Ronde ou à la Compagnie.En 2003, pour constituer mon équipe, j’ai pu compter sur des gens de qualité, des amis, que je souhaite remercier pour leur confiance et leur engagement : merci à Stéphanie Medinger, Benoît Schmitz, Yves Léonard et Gauthier Destenay. Merci également aux « anciens », tels Anne Jaspart, Vincent Magnus, André Balon, Gilbert Jungen et Jean-Robert Wilkin.Merci aussi à ceux « qui ont pris le train en marche », comme Jean-Michel Balon et Thomas Brix. Merci enfin aux différents chefs d’unité, Halinka et Patrick, Bernadette et Pascal, liens essentiels entre notre ASBL et les sections guides et scoutes.Je vous dis donc au revoir, en souhaitant encore de très longues et très belles années aux Unités Guide et Scoute d’Arlon, dans leur Tanière de la rue des Capucins.Laurent MertzPrésidentWallaby Pas-de-panique (Extrait du Woodcraft de janvier 2007)

11:41 Écrit par Baden dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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